Points clés
L’approche de rendement sur Zilliqa a évolué : le réseau, historiquement basé sur un modèle hybride Proof-of-Work lié au sharding, fonctionne désormais en Proof-of-Stake (PoS) sur son mainnet Zilliqa 2.0.
En 2026, le staking est la méthode principale pour obtenir un rendement natif sur ZIL ; le minage relève avant tout d’un intérêt historique, car les récompenses associées ont été supprimées.
Zilliqa 2.0 prend en charge le staking liquide et délégué, tandis que les validateurs solo peuvent staker directement s’ils remplissent les conditions minimales requises.
Devenir validateur est capitalistique : il faut miser au moins 10 millions de ZIL pour participer à la validation, poussant la majorité des utilisateurs vers la délégation.
ZIL reste une blockchain Layer 1 à petite capitalisation (environ 75 millions USD selon CoinGecko), donc tout rendement doit être évalué en tenant compte des tokenomics et du risque de volatilité du jeton.
Zilliqa est reconnue pour son innovation autour du sharding, permettant le traitement parallèle des transactions. Si historiquement le minage était central pour sécuriser le réseau et obtenir des récompenses, l’enjeu principal aujourd’hui réside dans le mode de participation et la génération de rendement via le staking.
Pourquoi Zilliqa était-elle différente à l’origine ?
L’architecture initiale de Zilliqa reposait sur un sharding réseau et transactionnel, le Proof-of-Work servant à établir l’identité et à intégrer les mineurs. Ce modèle lui donnait une place à part parmi les blockchains et en faisait un pionnier du sharding. Le récent passage à une architecture PoS et l’introduction des x-Shards illustrent l’évolution du projet vers des solutions personnalisables et évolutives.
À l’époque, le minage jouait donc un rôle clé, tant pour la sécurité que pour la distribution des récompenses. Cette réalité a changé avec l’évolution du protocole.
Le grand changement : Zilliqa 2.0 remplace la sécurité du minage par le PoS
Le paysage actuel du rendement sur Zilliqa est déterminé par la transition vers le PoS. Depuis janvier 2025, Zilliqa indique que le consensus bascule progressivement du Proof-of-Work au Proof-of-Stake afin d’optimiser la performance, la finalité, les coûts et l’efficacité énergétique. Les validateurs doivent désormais staker des ZIL pour sécuriser le réseau, et les utilisateurs peuvent déléguer leur mise via des contrats dédiés pour accéder à une part proportionnelle des récompenses.
En juin 2025, le lancement officiel de Zilliqa 2.0 mainnet a marqué la fin du minage et l’ouverture de la nouvelle plateforme de staking, avec une refonte de la tokenomics et des contrats de staking associés.
Ce point est essentiel : le moteur de récompense natif est désormais le staking, remplaçant le minage – il s’agit d’une évolution de protocole.
Quelle place pour le minage aujourd’hui ?
Le minage, historiquement important, n’a plus qu’une valeur contextuelle. En octobre 2024, Zilliqa a instauré une réduction progressive des récompenses de minage, qui ont été divisées, puis supprimées, préparant la transition complète vers le PoS et le nouveau modèle économique.
En 2026, le minage doit donc être considéré comme une étape du passé, utile pour comprendre l’évolution du réseau, mais qui n’est plus la voie d’accès aux récompenses natives.
Fonctionnement du staking sur Zilliqa 2.0
Le staking sur Zilliqa 2.0 va au-delà du simple verrouillage de jetons. Les validateurs solo peuvent déposer la mise minimale et opérer leur propre nœud ; ils peuvent aussi gérer des pools de staking pour accueillir les mises déléguées. Deux variantes de staking délégué existent :
Staking liquide : les utilisateurs reçoivent un jeton représentatif de leur part dans le pool.
Staking non-liquide : les récompenses sont retirables en ZIL ou restakées pour augmenter la part future.
Le système est permissionless et structuré sur deux couches : contrat de dépôt pour les validateurs, contrats de délégation pour accepter les mises des autres détenteurs. Les récompenses peuvent être réclamées immédiatement, mais le retrait ou le changement de validateur demeure soumis à une période d’unbonding pour raisons de sécurité, avec mécanismes de slashing et jailing en cas d’infractions.
Le staking sur Zilliqa 2.0 est donc lié au comportement du validateur, à la sécurité du réseau et à la structure du capital.
Interface de staking Zilliqa (source)
Staking solo ou délégation : quelle option pour le rendement ?
Pour la majorité des utilisateurs, la délégation est la voie la plus accessible. Le seuil de 10 millions de ZIL pour opérer un validateur rend le staking solo difficilement atteignable pour la plupart. La délégation permet aux détenteurs de participer au staking sans gérer d’infrastructure, avec le choix entre liquidité ou rendement réinvesti selon le contrat utilisé.
Le staking solo reste pertinent pour des opérateurs institutionnels souhaitant une implication technique directe. Pour optimiser un rendement sur une position ZIL modérée, la délégation est le choix le plus réaliste.
Que signifie concrètement « optimiser le rendement » sur Zilliqa ?
Optimiser le rendement ne revient pas à rechercher le taux le plus élevé, car la rémunération sur Zilliqa 2.0 évolue dynamiquement selon l’utilisation du réseau, le ratio de staking, les frais de transaction et la réserve de ZIL. Les détenteurs doivent donc se poser quatre questions :
Quel est le flux de récompenses brut ? Il dépend des performances des validateurs, de l’utilisation du réseau et du modèle économique.
Quelle est la liquidité nécessaire ? Le staking liquide offre plus de flexibilité, le non-liquide une approche plus simple mais moins souple.
Quel est le risque opérationnel ? Le staking solo implique davantage de responsabilités techniques et de risques de slashing ; la délégation en réduit la charge.
Quel est le risque sur le prix du jeton ? Une baisse du cours du ZIL peut compenser le rendement affiché. Sa valeur actuelle, environ 0,0039 $, représente une forte baisse par rapport au sommet historique, ce qui doit être pris en compte dans l’évaluation du rendement.
Staking ou minage : quelle méthode prédomine en 2026 ?
D’un point de vue pratique, le staking s’impose. Le minage a été central à l’origine, mais le design de Zilliqa a évolué : passage au mainnet 2.0, arrêt du minage, nouveau portail de staking. Aujourd’hui, les opportunités de rendement natif sont issues du staking.
Le minage reste une référence utile pour comprendre l’histoire du protocole, mais le staking est aligné avec l’écosystème actuel.

Sharding sur le réseau Zilliqa (source)
Perspective élargie : rendement à l’ère du sharding
L’ère du sharding correspond aujourd’hui à une évolution de l’architecture Zilliqa : passage du minage à la validation de blocs via la détention de jetons, infrastructure personnalisable et nouvelle économie du staking. Désormais, le rendement s’obtient par l’engagement de capital et l’alignement sur les validateurs, et non par la puissance de calcul.
C’est un vrai changement d’approche : auparavant, la participation matérielle était récompensée ; aujourd’hui, c’est la sécurité basée sur le stake qui prime.
Conclusion
Le modèle de rendement de Zilliqa a été profondément transformé. De pionnière du sharding basée sur le minage, la chaîne fonctionne aujourd’hui sous Proof-of-Stake avec un nouveau portail et des mécanismes de staking liquide et non-liquide.
Pour la plupart des détenteurs de ZIL en 2026, si l’objectif est l’optimisation du rendement, le staking – en particulier la délégation – constitue la voie la plus adaptée. Le staking solo reste réservé aux opérateurs capables de répondre aux exigences techniques et de capital.
Enfin, il est essentiel de rappeler que le rendement du staking ne doit jamais être considéré isolément : la valeur du ZIL, la tokenomics, l’utilisation du réseau et la performance des validateurs sont tout aussi déterminants.
