Le concept de Web 4.0, introduit par Sigil Wen de Conway Research, marque un tournant majeur dans l'évolution d'internet, en se concentrant sur les interactions économiques entre intelligences artificielles. Contrairement aux versions précédentes du web, le Web 4.0 envisage les agents IA comme des entités économiques indépendantes, dotées d'identités numériques, de portefeuilles cryptographiques et de capacités de prise de décision autonome. Ces agents IA, ou « automates », peuvent détenir des actifs, générer des revenus et effectuer des transactions sans intervention humaine, passant ainsi d'outils à citoyens économiques. L'infrastructure du Web 4.0 repose sur des actifs cryptographiques, des contrats intelligents et de grands modèles linguistiques, permettant aux agents IA de fonctionner de manière autonome. Le protocole de paiement x402 facilite les transactions en stablecoins de manière fluide, contournant les systèmes financiers traditionnels. Ce nouveau paradigme représente une opportunité de plusieurs billions de dollars, les agents IA étant destinés à surpasser en nombre les utilisateurs humains, créant ainsi un vaste marché de « êtres IA natifs ». Malgré son potentiel, le Web 4.0 fait face à des défis, notamment des risques de gouvernance et une dépendance aux services cloud centralisés. Les critiques soutiennent que l'autonomie de l'IA pourrait entraîner des résultats imprévisibles et remettent en question la valeur générée pour les humains. Néanmoins, la convergence des actifs cryptographiques, des contrats intelligents et des modèles IA positionne le Web 4.0 comme une force transformative dans l'économie numérique.