Signal, l'application de messagerie chiffrée, a annoncé qu'elle pourrait quitter le marché canadien si le projet de loi C-22 est adopté, invoquant des préoccupations en matière de confidentialité. Ce projet de loi, introduit en mars 2026, oblige les plateformes à mettre en place des capacités de surveillance, ce qui pourrait compromettre le chiffrement de bout en bout. Udbhav Tiwari, vice-président de la stratégie et des affaires mondiales de Signal, a souligné que ce projet de loi pourrait contraindre les services de communication à implémenter des portes dérobées, rendant les communications privées vulnérables à l'exploitation. Le projet de loi C-22 fait partie du cadre réglementaire canadien qui exige des fournisseurs de services électroniques qu'ils permettent la surveillance par les forces de l'ordre et conservent les métadonnées des utilisateurs pendant une durée pouvant aller jusqu'à un an. Les critiques estiment qu'il menace le chiffrement et la vie privée, à l'instar de la proposition européenne de "surveillance des discussions". Le député conservateur canadien Jacob Mantle a souligné que de nombreux députés utilisent Signal pour ses fonctionnalités de sécurité, mais que le projet de loi pourrait permettre au gouvernement d'accéder aux messages privés. Le fournisseur de VPN Windscribe a également indiqué qu'il pourrait se retirer du Canada si le projet de loi est adopté, car il va à l'encontre de leurs principes de confidentialité.