La plus grande plateforme d'échange de cryptomonnaies d'Iran, Nobitex, serait contrôlée par la famille Kharrazi, qui entretient des liens étroits avec la direction du pays, selon une enquête de Reuters. La plateforme est devenue un canal crucial pour contourner les sanctions occidentales, utilisée prétendument par des entités sanctionnées telles que la Banque centrale d'Iran et le Corps des gardiens de la révolution islamique pour transférer des fonds, avec des volumes de transactions allant de plusieurs dizaines de millions à des milliards de dollars. Nobitex dessert environ 11 millions d'utilisateurs en Iran, soit plus de 10 % de la population, offrant un accès aux actifs cryptographiques et aux marchés mondiaux. Malgré les restrictions internet en temps de guerre, la plateforme a poursuivi ses opérations, traitant plus de 100 millions de dollars de transactions. Bien que Nobitex nie tout lien direct avec le gouvernement, les analyses de la blockchain et les enquêtes suggèrent qu'elle joue un rôle central dans le système financier parallèle iranien.