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Qu’est-ce que la technologie de la blockchain ?

Comme le suggèrent nos précédents articles, l’argent prend aujourd’hui de plus en plus une nouvelle forme numérique. Les cryptomonnaies s’imposent progressivement comme une solide alternative aux monnaies fiduciaires. Cependant, avant d’explorer les forces et les faiblesses des cryptomonnaies telles que Bitcoin, il est important de comprendre la technologie sous-jacente qui a permis cette innovation monétaire.

Histoire

La première mention d’une technologie de type « blockchain » remonte à un document de 1982 intitulé Computer Systems Established, Maintained, and Trusted by Mutually Suspicious Groups qui pourrait être traduit ainsi : systèmes informatiques conçus, gérés et sécurisés par des groupes mutuellement méfiants. D’autres mises à jour et améliorations de ce concept ont été décrites par diverses personnes en 1991 puis en 1992. Pourtant, ce n’est qu’en 2008 que la définition moderne de la blockchain sera conceptualisée par un groupe ou une personne se présentant sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto.

Nakamoto, universellement reconnu comme le père de la blockchain, des cryptomonnaies et de Bitcoin, a démarré tout cela avec la publication de son désormais célèbre livre blanc intitulé Bitcoin : A Peer-to-Peer Electronic Cash System ou « Bitcoin : un système de monnaie électronique de pair à pair ». Il y décrit les structures et les systèmes fondamentaux qui, à terme, permettront à Bitcoin et à une pléthore d’autres projets basés sur des blockchains de fonctionner.

En janvier 2009, Nakamoto publie la première version de son logiciel Bitcoin, mine le « genesis block » ou bloc de genèse correspondant au premier bloc d’une blockchain et donne officiellement naissance à la technologie de la blockchain. Il continue personnellement à apporter des améliorations et des mises à jour au code source jusqu’à la mi-2010. Puis, avant de disparaître, il transfert le contrôle et la propriété de tous les aspects du projet à d’autres développeurs actifs et connus de la communauté Bitcoin. Son dernier message vérifié remonte à 2011, dans lequel il déclare dans un courriel que bitcoin est « entre de bonnes mains ».

Fonction

À son niveau le plus élémentaire, une blockchain fonctionne comme un registre numérique. Un registre est simplement un relevé de transactions. Rappelez-vous, dans l’article Paiements et monnaies numériques, nous avons discuté des méthodes ou mécanismes de base que les banques utilisent pour prouver que leurs clients sont bien propriétaires des fonds. Lorsque vous déposez de l’argent dans une banque, vous n’avez plus la possession physique de vos fonds. La seule preuve que ces fonds vous appartiennent toujours est le registre que la banque tient. Chaque fois que vous retirez ou déposez de l’argent sur votre compte, des déductions ou ajouts correspondants y sont automatiquement appliqués. Toutefois, bien que la fonction de base soit la même que celle de tout registre standard (principalement pour enregistrer des données ou des transactions dans un ordre chronologique), de multiples éléments clés différencient les blockchains de leurs homologues traditionnels.

Structure

Alors que le registre numérique d’une banque ou le registre physique d’une petite entreprise peut être stocké dans un endroit centralisé sous le contrôle de l’entreprise ou d’un propriétaire individuel, une blockchain est décentralisée et distribuée. Cela signifie qu’il y a plusieurs copies dans plusieurs endroits et qu’aucune entité n’a le contrôle ou la propriété totale de la blockchain. Au lieu de cela, la tenue de ce registre numérique est un effort collectif de la part d’individus du monde entier.

Par ailleurs, les transactions sont regroupées et enregistrées dans des « blocs ». Ces blocs contiennent des informations telles que les dates et les montants dépensés. Ils enregistrent également les parties impliquées dans chaque transaction. Cependant, plutôt que d’utiliser des noms réels comme le ferait une banque, les blockchains utilisent des signatures numériques qui fonctionnent essentiellement comme des noms d’utilisateur. Ces blocs de données sont ensuite reliés les uns aux autres pour former une chaîne toujours plus grande de transactions vérifiées, d’où le nom de blockchain ou littéralement « chaîne de blocs ».

Sécurité

À ce stade, vous vous demandez peut-être ce qui m’empêche, moi ou quiconque, de créer un faux bloc rempli de transactions indiquant que des fonds m’ont été transférés. Après tout, aucune banque ni autorité centrale n’a le pouvoir d’empêcher cela de se produire. C’est une préoccupation tout à fait légitime, qui est heureusement parfaitement prise en compte dans la conception du système.

En effet, bien que n’importe qui puisse effectivement créer de faux blocs, ceux-ci doivent remplir certaines conditions avant de pouvoir être ajoutés à la chaîne des transactions vérifiées et confirmées. Pour illustrer les mesures de sécurité d’une blockchain, prenons un peu de recul et commençons par le commencement. Avant d’essayer d’ajouter un bloc entier à la chaîne, il faudrait d’abord simuler une fausse transaction. Le système d’infrastructure à clé publique, un concept que nous avons introduit précédemment, empêche que cela se produise. Chaque utilisateur dispose d’une clé privée et d’une clé publique. Chaque transaction qu’une personne initie doit être signée à l’aide de la clé privée unique à laquelle elle est seule à avoir accès. D’autres personnes sur le réseau peuvent utiliser la clé publique correspondante (accessible au public) pour vérifier que la signature est authentique. En d’autres termes, les transactions non autorisées ne sont pas possibles pour la simple et bonne raison que les acteurs malveillants ne possèdent pas les clés privées appropriées pour signer ces transactions. Les transactions non valides ou dupliquées sont automatiquement rejetées par le système.

Si la création de faux blocs ou de fausses transactions n’est pas une méthode viable pour attaquer le système, la seule autre solution serait de tenter de modifier les blocs déjà existants de la blockchain. Heureusement, le système dispose également d’un moyen pour contrer cette éventualité.

Un bloc contient non seulement les données de transaction mentionnées précédemment, mais aussi un code unique permettant de le différencier des autres blocs. Ce code est généré à l’aide de fonctions de hachage cryptographique. Il s’agit essentiellement d’un processus mathématique qui convertit toutes les données du bloc en une chaîne de caractères connue sous le nom de valeur de hachage. Cependant, les données d’un bloc ne sont pas le seul composant utilisé pour générer la valeur de hachage finale d’un bloc. La valeur de hachage finale est générée par la combinaison des données du bloc et de la valeur de hachage du bloc précédent vérifié sur la chaîne. C’est essentiellement ainsi que chaque bloc devient inexorablement lié au bloc qui le précède et à celui qui le suit. Modifier une seule valeur sur un bloc perturberait instantanément la logique de toute la chaîne, car aucune des valeurs de hachage ne serait correcte. Non seulement un attaquant devrait modifier toute la chaîne pour que cette attaque fonctionne, mais il devrait également modifier la plupart des copies de la blockchain qui existent sur le réseau. Le temps et les ressources nécessaires pour y parvenir rendent les attaques pratiquement impossibles.

Utilisation

L’utilisation la plus connue de la technologie de la blockchain est peut-être celle des cryptomonnaies. Bitcoin, première cryptomonnaie et encore de loin la plus dominante de toutes, sera traité dans notre prochain article pour nous aider à illustrer davantage la valeur et l’utilité de la blockchain.

Toutefois, étant donné que le fondement de cette technologie n’est qu’une méthode permettant de stocker des données de manière fiable, transparente et sécurisée, il existe également de nombreuses autres applications possibles. Les smart contracts, les services financiers, le trading de commodités, les jeux vidéo, les chaînes d’approvisionnement, les noms de domaine et même les systèmes d’assurance ont tous le potentiel d’être entièrement redéfinis par les technologies de la blockchain. C’est une idée encore complexe qui continue à faire son chemin. N’oubliez pas de lire notre prochain article dans cette série, Qu’est-ce que Bitcoin ? pour mieux comprendre ce concept fondamental.


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